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 Foire aux questions

Cette page rassemble quelques questions les plus fréquemment posées en ce qui concerne le projet Hulotte parisienne, l'espèce Chouette hulotte et sa situation à Paris. Si vous ne trouvez pas ici les réponses à vos propres interrogations, le formulaire de contact (>> ICI <<) est à votre disposition.


Concernant le projet Hulotte parisienne :

Rappel : Pour plus de renseignements sur le projet Hulotte parisienne, vous pouvez vous rendre sur les pages dédiées à ses objectifs ( >> ICI <<), à son organisation ( >> ICI <<) ou encore à ses productions ( >> ICI <<).

1) Le projet Hulotte parisienne est-il porté par une association ?
Non, il n’y a pas de statut associatif créé spécialement pour le projet Hulotte parisienne. Ce projet a été initié à titre personnel par Romain Sordello qui le porte en son nom. En revanche, les actions du projet mobilisent de nombreux acteurs dont des associations. Une page du site internet présente plus précisément l’organisation du projet (>> ICI <<).

2) Quelle est la durée du projet Hulotte parisienne ?
Le projet Hulotte parisienne n'est pas limité a priori dans le temps. Son objectif est de mieux comprendre la situation de la Chouette hulotte à Paris, d’identifier le cas échéant des facteurs de menaces et d’y apporter si possible des réponses pour un retour à une population viable de chouettes dans la capitale. C’est donc une démarche à (très) long terme dont certaines actions, comme le protocole de baguage s’appuyant sur les nichoirs, nécessitent plusieurs années pour se déployer d’abord et accumuler ensuite suffisamment de données avant de tirer des conclusions scientifiques robustes.

3) Puis-je participer au projet Hulotte parisienne ?
Oui, et de très nombreuses façons, qui que vous soyez (un particulier, une association, une institution, ...). Tout d’abord, faire connaître autour de vous à la fois la problématique qui existe sur la Chouette hulotte à Paris et l’existence de ce projet qui y est intégralement dédié, est une manière simple et toujours bénéfique de contribuer. Ensuite, si vous détenez des observations de chouettes dans Paris, même anciennes, vous pouvez les transmettre par mail (>> ICI <<) pour participer à l’état des lieux actuel et passé ; si vous n’êtes pas naturaliste, une page sur le site est là pour vous aider à identifier la présence de cette espèce (>> ICI <<). Aussi, si vous êtes vous-même propriétaire d’un espace vert dans Paris (musée, institution, hôpital, particulier en maison ou dans une résidence, ...), celui-ci peut peut-être accueillir un nichoir. Enfin, vous pouvez également devenir mécène et soutenir financièrement l’avancée des actions du projet (>> Prendre contact par mail <<).


Concernant l'espèce Chouette hulotte :

Rappel : Pour plus de renseignements sur l'espèce Chouette hulotte, vous pouvez vous rendre sur les pages dédiées à son écologie ( >> ICI <<), à sa répartition nationale ( >> ICI <<), à sa protection ( >> ICI <<) ou encore à la littérature disponible sur cet oiseau ( >> ICI <<).

4) La Chouette hulotte est-elle une espèce protégée ?
Oui, en France, tous les rapaces, diurnes comme nocturnes, sont protégés par le Code de l’environnement. Ce sont même les premières espèces à avoir été protégées, depuis l'arrêté de protection des rapaces pris en 1972, en réaction aux menaces (chasse et persécutions) qu’ont vécues ces oiseaux.
Cette protection par le Droit français vaut à la fois pour les individus (poussins et adultes), les œufs et également l’habitat de l’espèce. Par conséquent, il est interdit de capturer, transporter, mutiler, tuer une Chouette hulotte sur le territoire français, ni de modifier son habitat (tel que couper un arbre disposant d’une cavité de reproduction).
Pour pouvoir se réaliser, le protocole de baguage déployé à Paris, puisqu'il implique la manipulation d'oiseaux, a sollicité une dérogation à l’interdiction, accordée par le CRBPO (Centre de recherches sur la biologie des populations d'oiseaux) du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) qui a reçu délégation pour attribuer ces autorisations dans la mesure où elles sont corrélées à un programme de baguage. Dans tous les autres cas, toute dérogation doit être demandée au Préfet de région, représenté par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), qui l’accordera ou non après avis du Conseil national de protection de la nature (CNPN).


5) La Chouette hulotte est-elle une espèce menacée en France ?
Non, la Chouette hulotte n'est pas menacée en France. Dans la mesure où dans notre pays la superficie de forêt, milieu de vie de la Chouette hulotte, est en augmentation et que cette espèce peut aussi vivre dans des milieux moins boisés (bocages par exemple), la population française de Chouette hulotte ne présente a priori pas de risque de régression. Cette espèce est justement classée dans la catégorie « Préoccupation mineure » de la liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine élaborée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le MNHN.
La Chouette hulotte possède aussi des capacités d'adaptation sur plusieurs paramètres de son écologie, notamment la taille de son domaine vital et son régime alimentaire. Elle parvient par conséquent à vivre dans des contextes très variés, aussi bien ruraux qu'urbains. En revanche, ses capacités ont visiblement des limites, peut-être jusqu'à présent sous-estimées, puisqu'à Paris par exemple, malgré cette plasticité écologique, la Chouette hulotte s'avère rare et surtout en voie de régression. C'est tout le paradoxe à l'origine du projet Hulotte parisienne et qui amène l'intérêt de sa problématique.


6) La Chouette hulotte peut-elle manger des rats et des pigeons ?
Oui, plusieurs études l'ont mis en évidence. Par exemple, le suivi du régime alimentaire de chouettes hulottes effectué par Patrick Bayle en région PACA comptabilise des rats et des pigeons parmi les proies (>> ICI <<). Ces deux espèces peuvent représenter des pourcentages non négligeables selon les contextes. C’est logiquement en ville qu’ils sont les plus élevés car ces espèces y abondent et que les chouettes n'y trouvent pas leurs proies favorites (campagnol roussâtre et mulots). Dans les milieux urbains méditerranéens, les rats atteignent environ 15% des proies trouvées dans les analyses de Patrick Bayle. En centre ville de Marseille, elles comptabilisent environ 11% de rats surmulots et rats noirs et 28% de tourterelles, pigeons et pies.

7) La Chouette hulotte change-t-elle de site ou de partenaire d'une année sur l'autre ?
En principe non. La Chouette hulotte est extrêmement fidèle à la fois vis-à-vis de son site (excepté si les conditions du domaine vital se déteriorent, un couple restera continuellement sur le même site) et vis-à-vis du couple (excepté si un des deux partenaires décède, un couple reste uni toute la vie). Associées au fait que la Chouette hulotte n'effectue pas de migration saisonnière, ces deux fidélités rendent cet oiseau extrêmement sédentaire.


Concernant la population parisienne de Chouette hulotte :

Rappel : Pour plus de renseignements sur la population parisienne de Chouette hulotte, vous pouvez vous rendre sur les pages dédiées à la collecte des données d'observations ( >> ICI <<), à la pose des nichoirs ( >> ICI <<), ou encore aux centre de soins ( >> ICI <<).

8) Si je trouve une Chouette hulotte, que dois-je faire ? Dois-je la ramasser systématiquement et l’amener à un centre de soin ?
Non, cet acte doit être justifié par un danger imminent pour l'individu trouvé. Un ramassage injustifié est à même de "nuire" à la population parisienne de Chouette hulotte, qui possède par ailleurs le statut d'espèce protégée comme rappelé plus haut. Il est important de savoir que selon le cycle de vie naturel de la Chouette hulotte, les jeunes sortent des nids avant d’être totalement capables de voler. Il existe donc une période de quelques jours à quelques semaines pendant laquelle les jeunes chouettes peuvent être visibles voire à terre, sans pour autant être blessées ni abandonnées ; les parents sont toujours là et veillent sur eux. Dans cette situation, les chouettes ne doivent pas être ramassées ; tout au plus le jeune doit être repositionné dans la végétation pour le rendre inaccessible aux prédateurs ou bien s’il se trouve sur un chemin périlleux. Un jeune ramassé alors qu'il était en parfaite santé est un jeune sacrifié pour la population parisienne de chouettes. Si l’individu, jeune ou adulte, est blessé (trace de sang, patte qui boitte, aile pendante, ...) il est justifié d'intervenir. Compte tenu de sa protection juridique, tout ramassage et transport d'une Chouette hulotte est interdit par la loi sauf dérogation : vous ne pouvez donc pas vous-même si vous êtes un particulier l'effectuer. Vous pouvez alors prendre contact avec le centre de soin le plus proche qui dispose de cette autorisation. Dans les faits, force est de constater qu'il existe une sorte de "tolérance" si ce transport se fait dans l’intérêt de l’animal et immédiatement à destination d'un centre de soin. Pour Paris, le centre de soins le plus proche est celui de l'Ecole vétérinaire d'Alfort (CEDAF). Pensez dans tous les cas à signaler votre observation car un jeune trouvé peut en cacher un autre. Pour toute question ou besoins de conseils dans une situation délicate, vous pouvez par ailleurs contacter Romain Sordello ou encore les associations locales (Ligue de protection des oieaux, CORIF). Pour connaître toutes les coordonnées utiles, rendez-vous à la rubrique dédiée à ce sujet sur le site (>> ICI <<).

9) Serait-il possible de réintroduire des chouettes hulottes à Paris ?
Oui, techniquement cela serait possible car les populations de cette espèce sont abondantes hors de Paris et il serait donc facile de constituer un pool d’individus à réintroduire avec l’aide par exemple des centres de soins ou d’individus en captivité. Au delà des chouettes, la réintroduction d'espèce est en tant que telle une démarche maîtrisée scientifiquement et déjà maintes fois mise en place dans le domaine de la conservation de la nature (Ours, Bouquetin, ...).
Par contre, une réintroduction de Chouette hulotte à Paris n’est pas pertinente pour deux raisons essentielles :
- les causes ayant entraîné la raréfaction de cet oiseau à Paris restent très mal connues et ne sont donc de fait pas résorbées. Il est donc fort possible que des individus réintroduits disparaissent à leur tour ce qui annulerait tout le bénéfice de l'opération. Il n'est éthiquement pas acceptable de prendre ce risque,
- les effectifs de Chouette hulotte hors de Paris étant assez élevés, si les pressions qui pèsent sur cette espèce dans la capitale sont levées et que des conditions optimales sont retrouvées, il y a toutes les chances que des chouettes recolonisent d’elles-mêmes le territoire parisien progressivement.
C'est cette deuxième option qui est privilégiée par le projet Hulotte parisienne. Aucune action de réintroduction n’est envisagée.


10) Comment une Chouette hulotte va-t-elle savoir qu’un nichoir est installé pour elle sur un site parisien ?
Une Chouette hulotte connaît parfaitement son territoire qu’elle parcourt la nuit continuellement. Si une nouvelle cavité y est disponible (nichoir), l’oiseau la repèrera très rapidement, sans pour autant s’y installer si elle juge que celle-ci n’est pas adaptée (trop petite, trop exposée, ...) ou qu'elle ne présente pas davantages par rapport aux cavités naturelles déjà présentes sur le site. Dans Paris, les cavités restent relativement rares voire absentes de nombreux espaces verts ; il est donc possible de supposer qu'un nichoir installé sera rapidement investi par des chouettes qui fréquenteraient les lieux. Le protocole mis en place à Paris est déployé avec succès depuis plusieurs décenies dans des forêts rurales où les nichoirs sont effectivement utilisés par les chouettes alors que les cavités naturelles abondent.
En revanche, si aucune Chouette n’est présente sur un site où un nichoir est implanté, il faut espérer qu’un individu en prospection passe par le site en question. Il peut s’agir d’une jeune chouette en dispersion ou bien d’un adulte qui changerait de territoire (plus rare car la Chouette hulotte est très fidèle à son site). Cela peut donc nécessiter plus de temps voire ne pas se réaliser, surtout si le chemin depuis des populations « sources » vers ce site est trop long ou présente trop de contraintes, marquant ainsi une fragmentation trop importante. A Paris, il est fort possible que ce facteur soit une vraie difficulté et explique le non renouvellement des chouettes disparues.


11) La Chouette hulotte a-t-elle des prédateurs à Paris ?
D’une manière générale, une Chouette hulotte adulte, qui constitue un oiseau prédateur grand et puissant, a peu de risque d’être elle-même chassée, sauf par quelques prédateurs encore plus imposants comme le Hibou Grand-Duc. Dans Paris, ces cas sont exclus.
A l’état d’œufs ou de poussins en revanche, le milieu urbain présente de nombreux risques de prédations. Les fouines peuvent venir consommer les œufs d’une Chouette ou ses poussins à peine éclos dans la cavité même. Lorsque les jeunes chouettes ont quitté le nid et restent à proximité pendant quelques temps sans savoir réellement voler, les renards, chiens, chats ou encore une fois les fouines peuvent là-aussi les chasser. Quant aux corvidés (corneilles, geais), ils sont également capables de molester très fortement des jeunes chouettes qui seraient exposées en journée, peut-être jusqu’à provoquer leur épuisement voire leur mort. Ces oiseaux peuvent se montrer agressif aussi vis-à-vis de chouettes adultes mais il est difficile de dire si ces actes peuvent aller jusqu’à provoquer la mort du rapace nocturne.


12) Les Chouettes hulottes ne peuvent-elles pas entrer en compétition avec les perruches récemment introduites ?
La Perruche à collier est une espèce introduite en Île-de-France et qui, par ses capacités d'adaptation, a réussi à coloniser des espaces de plus en plus nombreux jusque dans Paris. Des perruches sont ainsi présentes au Jardin du Luxembourg ou encore au Jardin des plantes.
Ces oiseaux sont cavicoles comme la Chouette hulotte, c'est-à-dire qu'ils se reproduisent dans les cavités d'arbres. En revanche, il n'est pas certain qu'une concurrence s'opère entre les deux espèces.
Tout d'abord, il est possible de supposer que les Chouettes hulottes recherchent des cavités plus larges que les perruches. Par ailleurs, le calendrier entre les deux oiseaux est a priori décalé car la Chouette hulotte est très précoce, surtout en ville, et investit donc sa cavité très tôt dans l'année (sans doute vers novembre/décembre) avant les perruches. Enfin, une Chouette hulotte est un oiseau puissant qui peut se montrer agressif pour défendre son territoire ; elle serait donc à même de faire fuir une perruche qui chercherait à prendre sa cavité, à déloger une perruche dans une cavité qu'elle aurait repérée, voire même à capturer de temps en temps une perruche pour s'alimenter.
Dans tous les cas, il est certain que l'introduction d'une nouvelle espèce dans un écosystème est un évènement "perturbant" au sens où il rebat nécessairement les cartes en termes de relations entre les espèces en présence et vis-à-vis de leur milieu. Toutefois, l'introduction de la Perruche à collier étant relativement récente, nous ne disposons que de peu de recul pour nous rendre compte des conséquences sur les Chouettes hulottes, surtout à Paris où la population est très faible. Cela implique aussi de fait que, si les perruches ont un impact négatif sur les chouettes hulottes parisiennes, ce ne peut être que dans la limitation d'un retour de cette espèce car le déclin de la population de hulottes à Paris est bien antérieur à l'introduction des perruches.



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